Et puis tu es arrivée !

8 semaines que tu es là, que tu enchantes notre quotidien, et que tu raccourcis nos nuits (mes nuits pour être précise). J’ai cette envie d’écrire ton arrivée depuis plusieurs semaines, mais j’ai tellement manqué de temps, le mois de décembre a été chargé (ceux qui savent …).
Je me lance c’est parti !

L’histoire commence un 18 novembre.

Le 18 novembre 2017.

Il est 15h quand j’écris à mon amie Cindy, qui est auxiliaire de puériculture dans la maternité où je dois accoucher et doula.
Je lui demande ses « nuits de présence » car j’aimerais accoucher un jour où elle est présente.
Elle me répond qu’elle y travaille ce soir, le 18 et qu’après cela sera le 28 novembre (trop tard pour moi !).

Je lui réponds que j’y crois peu, et la journée passe normalement, mais je ne sais pas pourquoi, j’ai ce besoin d’aller marcher, en famille. J’ai envie de faire bouger les choses même si je sais bien que cela sera quand bébé veut.

Et pourtant, quelques heures plus tard, une fois tout le monde couché, il m’a semblé avoir quelques douleurs. Je ne veux pas y croire. J’ai déjà eu un faux espoir quelques semaines avant, et cette fois -ci ce n’est pas comme pour ma première grossesse, il faut gérer la grande, la réveiller en pleine nuit, la déposer à un endroit ou à un autre… . L’organisation autour de mon accouchement, est bien plus compliqué, il m’apporte une source d’angoisse.

Durant toute la nuit, je peux compter sur mon chéri, qui est très présent, il me masse régulièrement le dos avec des huiles (spéciales pour aider mon corps), me tient la main et calcule les minutes entre mes contractions (avec une application – famille de geek). Il est un soutien primordial pour m’aider à accueillir les contractions qui se font douloureuses mais pas assez à mon goût (un petit côté sadique).

J’ai l’avantage de pouvoir communiquer avec Cindy, qui me dit que les salles de naissance sont vides (en fait elles et ses collègues s’ennuient on dirait) et elle me donne des conseils pour gérer au mieux, car mon but est de faire le maximum du travail à la maison avant de filer à la maternité. Si j’écoutais mon chéri, lui il serait parti tout de suite à la maternité. Je ne sais pas, je suis confiante, je veux attendre au maximum.

Vers 2h30 je me décide à faire couler un bain, pour calmer tout ça, mais au contraire cela amplifie les contractions.
Étonnamment j’ai réussi ensuite à dormir un peu, entre les contractions oui, oui. De quoi me requinquer avant de partir.
Il est 5h00 quand nous partons de la maison, après avoir rapidement réveillé et expliqué à la grande le programme (enfin moi je ne m’en suis pas occupée, j’ai déjà eu du mal à m’habiller). Nous l’avons déposée rapidement chez ma maman, ouf, c’est dimanche, elle est libre aujourd’hui, nous n’aurons pas à nous tracasser pour la journée.
Le temps me paraît très long jusqu’à la maternité, je me cramponne à la poignée de la voiture (mais je me fais gentillement disputer car celle-ci est cassée et je l’abîme à m’y suspendre). Nous écoutons de la musique, c’est calme, il n’y a personne sur la route. Entre les contractions je compte mes granules d’homéopathie et je parle, pour me concentrer sur autre chose.

Je crois que j’ai broyé plus d’une fois la main de mon chéri, mais il devait s’y attendre, et le plus dur reste à venir car il sait mon projet d’accouchement, celui d’accoucher le plus naturellement possible, sans péridurale, sans produits…

Il est 6H00 lorsque nous arrivons aux urgences de la maternité. Mon chéri me dépose devant l’entrée car il n’y a pas une place, les sages-femmes se demandent le temps d’un instant si je suis venue seule.

Après un rapide examen, il est clair et précis que nous allons bientôt rencontrer notre petit bébé. Je n’y crois pas réellement et entre deux contractions nous allons en salle de naissance.

A ce moment là, tout devient flou pour moi, rapide. J’ai de plus en plus mal. Mon chéri est là pour que je m’appuie sur lui, il parle de nos envies, de mes envies pour la naissance, nous en avions parlé pendant notre préparation avec notre super sage-femme B. (enfin je l’avais plutôt bassiné avec mes envies – je voulais un accouchement différent du premier). J’ai la chance de voir mon amie Cindy, qui, à la fin de sa nuit de garde a pris quelques minutes pour venir m’encourager, ses paroles sont une motivation puissante et j’ai été émue de sa venue.

J’avoue que j’ai du mal à gérer la douleur et je me rappelle avoir demandé la péridurale. Je suis indécise. Après la perte des eaux et une seconde auscultation cela me conforte pour ne pas prendre la prendre, car ça va vite. J’avais envisagé la possibilité d’accoucher sur le côté et finalement je ne suis pas à l’aise, j’essaye différentes choses, certaines positions me soulagent, mais finalement je suis mieux sur le dos.
Je n’ai même pas le temps de faire du ballon, ni de finir mes tubes d’homéopathie, nous sommes dans notre bulle.
Moins de dix minutes après le passage de la sage-femme je suis à dilatation complète et je sens que c’est le moment.

La sage-femme doit vite s’installer, la naissance est imminente, en quelques poussées (et cris – pardon pour mes voisines), cet accouchement est intense, puissant.

Il n’est pas 7 heures et notre petit bébé a pointé le bout de son nez,

le dimanche 19 novembre 2017.

Une nouvelle fois j’ai la chance de découvrir que c’est une belle petite fille, comme nous le souhaitions c’est l’amoureux qui me l’apprends. C’est notre petit rituel.

Peu de temps après, la sage-femme et l’auxiliaire de puériculture, qui nous ont accompagné, s’éclipsent pour nous laisser découvrir notre petite.

C’est magique.

Cette naissance est merveilleuse, douce, je suis apaisée, fière du travail que nous avons fait tous les 3.

Le récit de mon premier accouchement est par ici si ça vous dit

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